Biographie

Et qu'on se le dise, par Toutatis !

Le tabouret orange et la Strato…

Arty Kovitz est un artiste autodidacte né en banlieue parisienne en 1968. Il est tombé dans le chaudron de potion musicale à sa naissance. Arrière-petit-fils d’un premier prix de conservatoire en trompète, son père musicien lui achète une Stratocaster alors qu’il n’a encore que six ans !

C’est donc sur cette guitare de légende qu’il va lui apprendre à jouer Be bop a Lula et lui donner le goût de la musique et de la chanson. Ensuite, c’est sur une caisse claire de fortune réalisée avec un tabouret orange des années 70 et des baguettes chinoises qu’il fera ses premières expériences de groupe avec son meilleur pote.

Ils ont 14 ans et ils sont bien décidés à devenir les nouvelles Chaussettes noires des années 90 🙂

 

Une adolescence à rebours

L’adolescence d’Arty sera marquée par le Rockabilly, les années 50-60 et bien sûr les Stay Cats de Bryan Setzer, grâce auquel il comprend que le rock n’a pas d’âge et que tout est toujours à réinventer.

Il monte son premier groupe avec deux amis (entre temps ils ont acheté une vraie batterie !) et ensemble, ils se lancent dans l’aventure de la scène en embrayant de nombreux petits concerts locaux.

 

La rupture

À la fin des années 80, l’arrivée des nouvelles technologies en informatique musicale va tout changer pour Arty. Constatant que son groupe ne veut plus progresser, il le dissout et se lance dans une carrière solo qui va voir naitre chez lui les premiers rudiments de la composition et de l’écriture.

Grâce à son père qui vient d’investir dans un synthétiseur et l’un des premiers multipistes à cassettes de l’histoire, Arty va littéralement changer de style et s’adonner à toute sorte de créations modernes, à ses premiers arrangements aussi.

Rapidement, c’est dans la variété qu’il se trouvera le plus à l’aise. C’est aussi à cette époque qu’il collaborera en studio avec Camille Abanda, un jeune artiste camerounais qui lui proposera de faire les choeurs de ses chansons.

 

L’homme qui a raté Monique Le Marcis

À 21 ans, Arty rencontre par hasard Monique Le Marcis (signe du destin?) durant une soirée entre amis, mais il ne sait pas qui elle est. Comme il se trimballe toujours avec sa guitare sous le bras, il fera ce soir-là un petit récital qui, semble-t-il, aura un certain impact sur la grande dame de la radio.

Au final, elle lui laissera sa carte en lui demandant de la recontacter, ce qu’il ne fera malheureusement jamais. Pardon, Monique…

 

Un démarchage difficile

Les années musicales qui vont suivre seront chaotiques. La MAO se développe de plus en plus, mais Arty, qui investit dans du matériel d’enregistrement, se cherche encore. Il peaufine ses arrangements, se décide à suivre des cours de piano et de solfège, fait des maquettes et les envoie régulièrement aux maisons de disques, sans succès.

En 1997, après quelques passages radio sur NRJ, il obtient son statut de membre de la SACEM où il déposera une bonne centaine de chansons.

À partir de là, il va essayer de s’accomplir en tant qu’auteur-compositeur et va créer quelques oeuvres à destination d’artistes connus comme France Gall, Johnny Halliday, et surtout Jane Birkin pour laquelle il compose un album complet dans le style de Gainsbourg, lequel n’atteindra jamais la dune (« L’été indien »), mais qui permet à Arty de prendre conscience d’une chose qui aura une importance décisive pour la suite. Il est capable de mettre dans la peau des autres, d’écrire et de composer comme eux, pour eux.

Un talent qu’il mettra quelquefois au service de quelques artistes en herbe, tous aussi inconnus que lui…

 

Le chanteur éponge

Carrément débile, j’trouve pas mon style, dit la chanson de Souchon, et pour cause, Arty est en définitive un véritable caméléon musical, dont les pouvoirs transformistes vont lui donner la capacité d’imiter de nombreuses voix d’artistes.

Ce qu’il va finir par admettre jusqu’à récemment écrire, mettre en scène et interpréter une comédie musicale intitulée « La véritable histoire de Gérard Lenorman » reprenant les plus grands tubes du brillant artiste, et dans laquelle il fait office de sosie vocal en compagnie de sa fille Lou de 8 ans.
 

 

Légende de bord de mer

Les comédies musicales, Arty connait. Il en a écrit une autre en 2005 intitulée, « La légende de la Ville d’Ys ». Reprenant à son compte un vieux mythe breton racontant l’histoire d’une ville engloutie au large de Douarnenez dans le Finistère, Arty va écrire, composer et enregistrer les 19 chansons de cette oeuvre, aidé de son père qui co-signera quelques titres.

 

À deux doigts du marchepied

Entre temps, Arty continue à composer et à écrire. La comédie musicale d’Ys ayant retenu l’attention de la maison de production Jacques Canetti, la directrice artistique demande à Arty de bien vouloir proposer une chanson pour le dernier album de Diane Tell. Une chance inespérée?

Le titre « Mortel Célibat » sera retenu par l’interprète canadienne, mais finalement rejeté par son équipe.

 

Puis vint l’album Les Fleurs de Paradis

Lassé par ses insuccès, Arty décide d’autoproduire son propre album dans le domaine de la variété chrétienne, un choix poussé par un désir d’aspiration mystique qui l’a toujours habité jusqu’à ce jour. En effet, dans l’intimité, Arty est aussi alchimiste, mais cela est une autre histoire…

 

Une nouvelle donne et des projets

2019, c’est l’année du renouveau. Arty se forme au Music Business dans l’espoir de relancer sa carrière dans une nouvelle optique de développement indépendant, en particulier à travers le vinyle qui suscite actuellement un regain d’intérêt croissant.

Plusieurs compos personnelles sont à l’étude en vue de la sortie d’un nouvel album ou à disposition d’interprètes en recherche de nouveaux titres.

Arty Kovitz est également présent sur les réseaux sociaux et anime une chaine sur YouTube.